WeBulk et la journée des Droits des Femmes

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Lundi 8 mars, nous avons célébré la journée internationale des droits des femmes. À grand coups de propositions marketing (ça s’appelle le purplewashing : c’est comme le désormais célèbre greenwashing, mais dans le contexte féministe), on nous a rappelé de manière plus ou moins opportune que les femmes, dans le monde, n’ont pas encore les mêmes droits que les hommes. 

Aujourd’hui, on ne vous promet pas un essai politique ou un pamphlet féministe, mais on a essayé modestement d’observer la place des femmes dans le contexte qui est le nôtre, le vrac. 

 

Les droits des femmes

 

Chaque année revient la journée internationale des droits des femmes. On avance, puisqu’on entend de moins en moins” la journée de la femme” ⛔️, comme on parle de la journée mondiale du chocolat ou de la journée mondiale des emojis. Aujourd’hui, on comprend de mieux en mieux qu’il ne s’agit pas de célébrer la femme, mais bien de mettre en lumière tous les efforts qu’il reste à faire, dans le monde, pour arriver à une équité femmes-hommes. 

Égalité des chances et des salaires, accès à des postes à responsabilité, discrimination à l'embauche, poids du congé maternité, sous-représentation des femmes dans certains métiers (industriels, ingénieurs, manuels etc...), égalité salariale, harcèlement… Les combats sont encore nombreux à mener ! 💪 Et il est important de garder à l’esprit que nous sommes, pourtant, parmi les pays très privilégiés en la matière.

 

le combat continue

Les femmes chez Ulterïa

 

Avant d’aller plus loin, petit tour d’horizon des femmes de l’écosystème. 



Nous avons fait un rapide calcul, et 70% des personnes qui travaillent dans l’équipe WeBulk (et on n’a pas compté les stagiaires !) sont des femmes. On peut donc affirmer qu’il n’y a pas de discrimination à l’embauche chez nous. Première bonne nouvelle ! ✅

Précisons ici que notre porte est bien ouverte à ces messieurs et que notre majorité féminine est prête à plus d’équilibre... Nous ne voudrions pas être montrés du doigt par les défenseurs des droits des hommes ! 😉

 

Cela dit, ça n’empêche pas l’écosystème Ulterïa de continuer la réflexion sur tous les sujets qui entourent la problématique des droits des femmes. 

 

Actuellement, toutes les entités d’Ulterïa travaillent autour de la certification B-Corp. Qu’est-ce que c’est ? Une certification octroyée aux sociétés commerciales répondant à des exigences sociétales et environnementales, de gouvernance ainsi que de transparence envers le public. La menuiserie MobilWood a déjà obtenu la certification en janvier 2021, et les autres devraient suivre : nous y travaillons tous activement ! 

 

L’objectif de la certification est bien sûr de valider les bonnes pratiques, mais aussi (et peut-être surtout!) de faire évoluer les mentalités, de réfléchir, ensemble, à divers sujets d’entreprise dont évidemment celui du droit des femmes. On voit déjà des groupes de travail prendre forme à l’échelle de l’écosystème, et c’est réjouissant ! 

Equipe WeBulk

Les femmes dans la communauté du vrac

 

Nous l’avons dit, notre équipe est constituée de 70% de femmes. Et il est intéressant de voir que c’est à peu près représentatif à la fois des commerçants et des clients d’épiceries vrac ! 

 

LES COMMERÇANTES

 

En effet, Réseau Vrac estime que 75 à 80% des gérants d’épiceries vrac et zéro déchet sont des femmes. Nous en avons d’ailleurs conscience au quotidien dans nos échanges avec les magasins qui nous font confiance et travaillent à nos côtés : les femmes y sont clairement majoritaires. 

Quand on sait que 82% des ces épiceries sont des commerces indépendants, il serait facile d’extrapoler et d’en déduire que les femmes sont fâchées avec l’entreprise… mais nous ne sommes pas adeptes des constats hâtifs ! ✖️

Ce qu’elles en disent : c’est un choix personnel de rester indépendantes, notamment pour le côté humain et le rapport à la clientèle. Elles notent l’importance pour elles des sociabilités avec les clients et les fournisseurs et veulent, en femmes engagées, défendre leurs propres valeurs. 



LES CLIENTES

 

Selon une étude menée par Réseau Vrac en 2019, 76% de la clientèle des épiceries vrac et zéro déchet est féminine, là encore. Tiens d’ailleurs, est-ce qu’on vous a dit que l’équipe de Réseau Vrac elle-même est aussi 100% féminine ? 💯

 

Des femmes, des femmes, des femmes… on s’en réjouit, bien sûr, mais on ne peut s’empêcher de demander… pourquoi ❓❓

 

(notez par contre qu’on a trouvé la réponse à la question de Plastic Bertrand : 🎤où sont les femmes ? dans le vrac, pardi !)

les femmes dans le vrac

Les femmes et la réduction des déchets

 

Pas de teasing infamant, nous n’avons pas trouvé de réponse parfaite à cette question. Des pistes, tout au plus ! 🤓

 

📈En effet, des études montrent que la charge environnementale serait portée majoritairement par les femmes. Elles seraient plus écolo, en somme. Ou du moins, c’est elles qui pratiqueraient davantage les gestes écologiques à l’intérieur du foyer (on garde le conditionnel, parce qu’on aime les hommes aussi, alors on n’a pas tout à fait envie d’y croire).

L’une des pistes évoquées pour expliquer cela est tout simplement la répartition toujours inégalitaire des tâches ménagères : à la charge mentale portée par les femmes “s’ajoute” donc la prise de conscience écologique et les gestes qui vont avec, mathématiquement (acheter sans emballage, entre autres, et toute la logistique zéro déchet à la maison). 

On dit aussi que les petites filles seraient éduquées, plus que les garçons, dans une idée de “prendre soin”, ce qu’on appelle maintenant le “care”. En grandissant, elles seraient donc naturellement plus sensibles à la préservation de leur environnement.

Chez WeBulk, quand on lit ça, on a vraiment envie de se dire que c’est du passé et que ça n’est plus d’actualité… 

 

On a aussi lu que les gestes dits écologiques seraient vus comme une valeur féminine : certains hommes se sentiraient même menacés dans leur virilité s’ils utilisaient un sac en toile plutôt qu’un sac en plastique… Alors là, on a carrément envie de s’insurger, non ? 😤 Allez, on se console en se disant que cette donnée vient d’une étude américaine… 😔

 

Bon, on avait du mal à être convaincues (oui tiens, décidons ici que le féminin l’emporte), et puis on a lu que les femmes craignent davantage le réchauffement climatique. Ah ? Plus inquiètes, d’accord. 

Et la phrase qui pique est tombée : les femmes seraient bien plus susceptibles de mourir lors de catastrophes climatiques que les hommes. 14 fois plus, selon certaines chiffres, dont l’origine est un peu floue, mais qui méritent tout de même d’être cités pour donner un ordre d’idée.  En tout cas on l’a mesuré lors de séismes, de tsunamis ou de cyclones : la mortalité féminine est nettement supérieure. 

 

Plus inquiètes, peut-être, plus victimes aussi.

Les femmes victimes des catastrophes naturelles

Bon, finir cet article sur cette note grave et triste ne nous sied pas, alors on a repris un petit mot de Roxane, de l’épicerie Les Deux Tartes en Haute-Savoie :  “L'accent de Brian est irremplaçable. Si il s'en va un jour, vous perdrez la moitié de votre clientèle (féminine) ! 🙂”

Tout ça pour vous dire que nous, chez WeBulk, on aime et on défend tout le monde : les hommes, les femmes, et les autres… 🧡

 

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