Flambée des prix : les conséquences pour nos produits vrac ?

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Ce n’est pas un scoop, nous vivons actuellement une drôle de période : une véritable flambée des prix dans différents domaines. 

Mais alors, quels sont les impacts sur le marché du vrac ? Comment nos marchands gèrent-ils cette hausse ? On tente ensemble d’y voir plus clair. 

 

La flambée des prix

L’ÉNERGIE

Vous en avez entendu parler, toutes les énergies augmentent en ce moment. Électricité (jusqu’à 10%, et ça devrait continuer en 2022…), gaz (plus de 12% rien qu’en octobre, 26% depuis 2018), le pétrole qui s’envole… Si c’est un poids pour le budget des ménages, c’en est un également pour les entreprises. 

Pensez-donc : il y a le fonctionnement des machines, le chauffage des bâtiments, les transports des marchandises en amont et en aval, et bien d’autres postes encore auxquels nous ne pensons pas toujours directement. 

 

LES MATIÈRES PREMIÈRES

Alimentaire

 

Les matières brutes alimentaires ont augmenté de manière très forte. 

Les fruits et légumes d’abord, en raison des mauvaises conditions climatiques de l’été. 

Mais nous ne sommes pas les seuls à subir les conséquences d’une météo capricieuse : une sécheresse au Brésil pendant le printemps y a fait flamber le cours du maïs. Dans le même temps, un climat trop froid et sec a influé sur les cours du maïs, du blé et du soja.

Mais les matières qui ont subi la plus forte hausse sont les huiles, le sucre et les céréales : jusqu’à + 36% en un an ! De quoi donner le vertige à nos fournisseurs...

 

Bois

 

Une autre matière première qui nous intéresse chez Ulterïa est le bois : avec trois menuiseries, nous avons évidemment l'œil sur les cours. 

On a assisté à une flambée des prix vers le mois de mai : la reprise post-Covid a joué, ainsi que la demande américaine, où les plans de relance ont boosté le secteur de la construction... Dans le même temps, une taxe a été appliquée par Donald Trump sur le bois canadien, et de nombreux incendies ont sévi : les entreprises américaines se sont alors tournées vers l’Europe. 

Il semble que les prix soient revenus à un niveau plus bas cet été, et si une petite reprise a été observée en septembre, les prix restent néanmoins inférieurs à ceux de début 2021. 

Voyez donc la forme du graphique entre juin 2020 et mai 2021 : 

 

Flambée des prix, le bois

 

Autres matières

 

Les autres matières premières ont augmenté aussi, certaines jusqu’à 40% ! Plastique, acier et métal en général, verre, carton… elles subissent toutes cette reprise post-COVID amorcée en Asie puis suivie dans le reste du monde. L’offre peine à répondre à la demande qui arrive d’un seul coup.

Évidemment, le secteur du vrac génère moins d’emballages que d’autres. Pour autant vous le savez, les emballages pour les transports, particulièrement en amont de la chaîne, existent encore et leur coût pèse tout de même sur le budget des fournisseurs. 



N’oublions pas que le SMIC a lui aussi augmenté. On ne peut que s’en réjouir pour les travailleurs, mais cela représente bien un coût supplémentaire pour les employeurs. 



LE TRANSPORT MARITIME

La flambée des prix concerne aussi le transport maritime. Plusieurs raisons à cela : 

  • des ports très encombrés
  • un manque d’espace à bord des navires
  • des escales supprimées ou en retard
  • une pénurie de conteneurs vides

 

Les droits à l’importation ont également augmenté de manière exponentielle : ils sont calculés sur le coût de revient du produit, et celui-ci inclut les transports. C’est donc mécanique… 

 

L’impact de la flambée des prix dans l’écosystème

 

Concernant nos menuiseries et agenceurs de mobilier pour les magasins bio et vrac, la bonne nouvelle c’est que grâce à des partenariats solides et de long terme avec les fournisseurs, il n’y a pas de risque de pénurie chez Azélan, Mobil Wood et Bio Création Bois. 

Il a pourtant fallu faire face à la hausse des prix et les tarifs ont évolué : une “hausse matière conjoncturelle” est apparue en bas de devis. D’ailleurs, la validité de ces derniers a été limitée dans le temps, pour pouvoir tenir compte au plus près aux cours du bois.

 

Flambée des prix, pas de pénurie de bois

Et nos marchands chez WeBulk ?

Vous l’avez certainement remarqué, même le pain a augmenté. Nos marchands ne sont bien sûr pas épargnés par cette flambée des prix. Mais chacun sa manière de gérer cela en fonction de ses possibilités. Nous avons choisi trois exemples parmi nos fournisseurs pour illustrer ces différences. 

 

DES AUGMENTATIONS

Certains marchands se sont vus obligés d’augmenter leurs tarifs. 

Chez Autour du riz par exemple, on s’est résolu, la mort dans l’âme, à répercuter une partie de la hausse. Comment ne pas les comprendre ? Le coût du transport atteint maintenant jusqu’à 35% du coût de revient d’un produit. Jusque là, la marque avait pris la hausse à sa charge, mais ce n’est malheureusement plus envisageable… Néanmoins, Autour du Riz s’engage à revoir ses tarifs aussitôt que la situation redeviendra normale et que les taux de fret maritime seront durablement stabilisés. Chez WeBulk, nous tenons à saluer cet engagement !

 

Favrichon se voit aussi contraint de répercuter les hausses sur ses tarifs, puisque l’entreprise avait fait le choix l’année dernière de les absorber. Mais avec des hausses jusqu’à 98% sur les framboises par exemple et  jusqu’à 28% sur les légumineuses… on comprend que ce ne soit plus tenable cette fois-ci. 



ET DES STATU QUO

Chiche de son côté, applique une autre stratégie. La marque a en effet décidé de prendre à sa charge les surcoûts. 

 

Le prix des légumineuses a bondi, à cause des mauvaises conditions climatiques de cet été. Et Chiche utilise le carton, matière recyclable, pour ses conditionnements et transports, et ce secteur a également subi une hausse des tarifs en plus d’un allongement des délais. 

 

Par solidarité avec les épiceries qui distribuent ses produits, l’entreprise a décidé d’absorber les coûts pour 2022, comptant sur une amélioration rapide. Chapeau ! 


Flambée des prix, solidarité

On le voit, la flambée des prix concerne tous les secteurs : aucune matière, aucun produit ne semble épargné. Ah si ! Phares dans la nuit, les courgettes et les aubergines ont vu leur prix baisser, respectivement de 8 et 4 %. 

Grossiste, magasin, particulier… alors que tous sont touchés, chacun va devoir trouver comment gérer les effets de cette inflation exponentielle. 

 

Chers épiciers, chers marchands, nous restons à votre écoute : n’hésitez pas à nous dire via nos réseaux ou par mail comment vous vivez cette situation et l’impact qu’elle a sur vos commerces. 

Un seul mot : solidarité ! 

 

Modifié le Mercredi 3 Novembre 2021

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